LE DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'INUTILE


François Morel & Valentin Morel

Mardi 7 avril

20h00


Au Théâtre des Poissons

20 rue de Beauvais

60000 Frocourt


Dans le cadre des 25 ans du Théâtre des Poissons



Leur livre plein d’échos et de réminiscences est aussi indispensable qu’inutile. Une promenade de A à Z dans nos émotions. Un dictionnaire alliant futile et indispensable : commentant les souvenirs et évocations des ricochets et des cocottes en papier, l’expression « peigner la girafe », les petits trains électriques, les télégrammes de première et les speakerines.... L’ouvrage pose aussi ses questions fondamentales : L’homme est-il plus utile que la langouste ? La pomme de terre est-elle plus indispensable que le liseron ? L'idiot du village moins nécessaire que le membre de l'Institut ? … Les notices et définitions de leur dictionnaire musardent et vantent les mérites de la grasse matinée et des contrepets dans les discours des ministres, ou comble du confort domestique : explicite comment se sentir mieux, rien qu’en écoutant la météo marine bien au chaud sous la couette…

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« Ce qu’il y a de plus utile pour former de jeunes esprits, ce sont les choses inutiles »  

(Querelles de famille, Georges Duhamel)

Les Morel, père et fils ont rédigé, à l’instar des immortels, un dictionnaire. Œuvre essentielle à la culture hexagonale, cet ouvrage se veut une ode à l’inutile.

Comme on connaît l’esprit de François Morel, on se doute bien qu’il y a là matière à sourire, à s’esclaffer, à se tordre.

Bon sang ne sachant mentir Valentin, élevé à la mamelle de Gargamelle, a hérité du même gène que son spirituel père, celui de la farce.

L’idée leur est venue de monter sur scène et d’y lire les articles de leur dictionnaire. Comme ça, juste histoire de faire savoir qu’il n’y a rien de plus utile que l’humour dans une société sérieusement ennuyeuse et dont le maître mot est : optimiser !

On songe à Je me souviens de Georges Perec, à la chanson Fidèle de Charles Trenet, quand les deux hommes égrènent un chapelet d’images baroques, de situations incongrues, de gestes anodins qui prennent là une toute autre dimension.

On peut revendiquer le droit à l’inutile comme à celui de la paresse.

L’inutile, différent du superflu, présente l’avantage de ne pas fatiguer l’organisme et de n’être le fruit d’aucune machination.

L’inutile, par Valentin et François Morel, est indispensable à l’équilibre de la Nature ainsi qu’au nôtre.

 

 

Claude Tabet


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